Un chemin de traverse
J'ai été soudeur pendant plusieurs années. La chaleur de l'atelier, le masque, l'odeur du métal. Un métier physique, concret, où le manque de précision ne pardonne pas.
Mais à un moment donné, j'ai eu besoin d'autre chose. L'impression d'avoir fait le tour, de ne plus apprendre. Je voulais me remettre en difficulté, me tourner vers un domaine plus intellectuel. L'idée a mûri longtemps.
En 2017, l'opportunité s'est présentée. J'ai tout repris à zéro et je me suis formé au développement.
Construire autrement
Aujourd'hui, je façonne toujours. Des applications web, des pipelines de déploiement, des infrastructures. Le geste a changé, pas l'exigence.
Ce qui me plaît dans ce métier, c'est qu'on ne cesse jamais d'apprendre. Chaque projet pose de nouveaux défis, donc de nouvelles solutions à implémenter. Le confort n'existe pas — et c'est ce que je cherchais.
Une soudure mal faite, ça casse. Un code mal pensé aussi, mais plus tard, plus sournoisement. Le sens du détail reste le même.
Je crois au web bien fait. Accessible, pour que tout le monde puisse l'utiliser. Sobre, pour ne pas gaspiller des ressources inutilement. Un code propre, une page légère, un impact mesuré — c'est aussi ça, être artisan développeur.
Transmettre
À mes débuts, la communauté m'a aidé. Aujourd'hui, j'essaie de rendre la pareille.
J'accompagne des développeurs juniors. Deux d'entre eux sont désormais en poste. J'ai aussi donné une conférence pour partager mes connaissances.
Respirer
Pour déconnecter, il y a la montagne, le ciel étoilé, l'appareil photo. Une autre façon de cadrer le monde.
J'en ai gardé quelques-unes.
La suite
Les meilleures collaborations commencent souvent par un premier échange.